2Dark, notre compte rendu après l’IndieCade

2Dark : notre compte rendu après l’IndieCade

 Avorpal
Rédigé par Avorpal
Publié le 25/11/2016

Difficile de se faire un avis tranché sur 2Dark, le jeu développé par le studio Gloomywood (fondé par une poignée de vétérans du jeu vidéo, de Thierry Platon à Yael Barroz en passant par Frédérick Raynal). Après l’avoir essayé dans sa dernière version une bonne vingtaine de minutes à l’IndieCade, nous sommes partagés car si quelques bonnes idées promettent un jeu amusant et exigeant, le tout est enrobé dans des mécaniques de gameplay encore fragiles. Faisons le point.

C’est bien connu, le jeu vidéo indépendant est un espace de créativité ambivalent. En effet, d’un côté, nous retrouvons une cascade de titres originaux avec des concepts inédits tandis que d’un autre côté, nous retrouvons une multitude d’hommages aux jeux rétro de la bonne époque. 2Dark se situerait plutôt dans la seconde catégorie puisqu’en l’état, il n’invente finalement pas grand-chose de neuf mais cherche à nous faire voyager dans une autre époque vidéoludique. Si des jeux comme Oniken ou l’incontournable Shovel Knight rendent une copie impeccable ou presque, nous avons encore des réserves sur 2Dark et qui n’ont pas complètement disparues lorsque nous y avons joué à l’IndieCade.

Le principe de 2Dark est simple : dans la peau d’un détective téméraire, nous allons nous infiltrer dans le repaire des pires kidnappeurs de l’histoire afin de sauver des enfants. Sur le papier, le concept d’infiltration et de sauvetage mâtiné d’horreur est séduisant mais une fois la manette en main, la sauce ne prend pas encore.

La gestion de l’inventaire est complexe et nous nous mélangeons souvent les pinceaux afin de sortir l’objet adéquat au bon moment. Les mécaniques d’infiltration sont encore trop légères puisque excepté le fait de pouvoir marcher sur la pointe des pieds pour faire moins de bruit, il n’existe pas de système pour se cacher. Par ailleurs, le level design qui, dans le niveau que nous avons essayé, était pensé comme un cirque de film d’horreur labyrinthique, s’est révélé rapidement punitif puisque le moindre piège – et ils sont nombreux – nous tuait instantanément. À ce niveau, il s’agit presque de die & retry. En revanche, nous avons été complètement séduits par le système de sauvegarde de 2Dark.

En effet, contrairement aux jeux plus modernes, il n’existe pas de checkpoint ou de sauvegarde automatique dans 2Dark. La seule façon de garder sa progression est de fumer une cigarette. Mais attention, plus notre personnage fumera et plus il toussera, ce qui attirera forcément l’attention. Cette mécanique n’est pas sans rappeler les rubans encreurs de Resident Evil qui permettait de sauvegarder à une machine à écrire mais qui existaient en nombre limités dans le jeu. Bref, il nous faudra attendre début 2017 pour nous faire un avis sur la version définitive de 2Dark, en espérant que nos craintes se dissipent avec la sortie du jeu.  

2Dark trailer 2015

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