Test - Stasis : notre test du point’n click horrifique du moment !

 Avorpal
Rédigé par Avorpal
Publié le 14/09/2015

Le voilà finalement notre test de Stasis ! Après l’avoir vaincu par deux fois et de ce fait, retourné dans tous les sens, il était temps de vous donner notre avis sur ce point’n click attendu tout de même depuis fin 2013, date à laquelle Christopher Bischoff a brillamment réussi sa campagne Kickstarter… en empochant tout de même la coquette somme de 132.000$, lui permettant notamment de s’offrir les services de Mark Morgan, le compositeur reconnu notamment pour son travail sur la série Fallout. Alors Stasis, bon ou mauvais élève du jeu d’aventure ?

Inspirations évidentes

Stasis commence alors que John Maracheck se réveille d’une stase dans laquelle il avait été plongé plus tôt. Une vague de douleur explose en lui. Il se relève tant bien que mal, haletant. C’est alors qu’une voix artificielle lui répète qu’il souffre de nombreuses blessures et qu’il doit se faire soigner de toute urgence à l’infirmerie. Très vite, John se rend compte, malgré son état, qu’il n’est pas sur le vaisseau spatial sur lequel il a embarqué originellement. La panique commence à s’emparer de lui. « Où sont ma femme et ma fille ? ». Cette question, John ne cessera de se la poser tout du long du jeu alors que, par la force des choses, il devra explorer ce qui semble être un immense vaisseau de transport… et dans lequel d’atroces événements s’y sont déroulés.

Pour ne pas vous gâcher la surprise, nous n’allons pas vous divulguer plus d’informations quant au scénario. Mais sachez que malgré d’évidentes similitudes de contexte, d’ambiance et même d’histoire avec la saga Alien ou le jeu vidéo Dead Space, Stasis parvient à nous livrer un scénario riche mais qui nécessitera, pour en découvrir toutes les subtilités, d’écumer le Groomlake (le vaisseau sur lequel John a été embarqué) à la recherche des journaux de bord de l’équipage. Sans se donner cette peine de lire, le joueur passera au bas mot à côté des trois quarts du scénario. Voilà qui est dit.

La mort au bout du couloir

Stasis est un point’n click en 2D isométrique qui rappellera furieusement le très estimé Sanitarium. Et pour cause, le créateur ne cache pas s’être largement inspiré de ce jeu d’aventure culte pour concevoir Stasis. Comme nous pouvons nous y attendre, l’intégralité du gameplay repose ainsi sur une succession d’énigmes qu’il faudra résoudre à l’aide d’objets trouvés ici et là afin de progresser dans les coursives du Groomlake. Malgré l’ambiance de danger permanent qui règne, aucun affrontement n’est au programme pour John bien qu’il lui sera possible, par bien des façons, de mourir dans d’atroces souffrances. Une fausse manipulation, un pas de trop dans la mauvaise direction et c’est l’occasion d’assister au décès de notre héros et ce, d’une manière effroyable.

Ce qui nous amène à un élément crucial que vous devez savoir. Outre le côté horrifique, Stasis est un jeu qui peut s’avérer violent, notamment à travers deux ou trois scènes particulièrement choquantes, et visuellement et psychologiquement. De ce fait, nous ne pouvons en aucun cas recommander ce jeu aux plus sensibles.

Un sound design exemplaire

Les énigmes rencontrées dans Stasis sont dans l’ensemble bien équilibrées et restent logiques. Ainsi, il suffira d’un brin de réflexion et d’observation pour se sortir de la plupart des situations. Cependant n’en doutez pas, la difficulté est au rendez-vous, surtout dans les quelques rares cas où le jeu décide d’abandonner cette fameuse logique pour nous servir un puzzle tiré par les cheveux (je vous laisse deviner avec quoi notre ami John va devoir raffiner de la matière organique vers le milieu de l’aventure).

Outre son scénario qui s’avère passionnant et qui promet quelques révélations clés, l’aspect le plus réussi de Stasis est son atmosphère. La bande-son, quoique discrète, nous accompagne avec quelques notes angoissantes bien suffisantes pour nous coller quelques belles suées. Mais définitivement, ce qui fait tout le charme de Stasis, c’est le sound design. Chaque action par exemple, est accompagnée d’un bruitage qui pour certains d’entre eux, s’avèrent particulièrement dégoûtants – trancher la main d’un macchabée n’aura jamais été aussi éloquent auditivement parlant.

excellent
UNE FRANCHE RéUSSITE

Notre avis :

Pratiquement deux ans, c’est le temps qu’il aura fallu patienter pour plonger dans l’univers sale, lugubre et dérangé de Stasis. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en valait très largement la chandelle. Un scénario digne des plus grands, un doublage d’excellente facture – rarement un personnage de point’n click n’aura semblé si vivant, si humain – et une variété certaine dans les différents environnements, voilà ce qui vous attend si vous décidiez de vous lancer dans l’aventure. Par ailleurs, même si elle s’avère largement perfectible, la traduction intégrale des textes en français rend le jeu beaucoup plus abordable et immersif pour ceux étant le moins à l’aise avec l’anglais. Enfin, malgré quelques soucis d’animation, un pathfinding occasionnellement approximatif et une interface qui manque de clarté au niveau des textes, Stasis est un point’n click à la durée de vie plus que correcte qui régalera les plus férus de jeux d’aventure. C’est l’heure de cliquer !
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16 commentaires

Comments

 bitmap father

C'est surtout le texte minuscule qui m'a gêné, personnellement.

 Avorpal
Avorpal 15 septembre 2015 à 09h38

Comme je le disais je ne sais plus où, il y a eu une micro mise à jour qui corrige un peu cet aspect. C'est vrai que c'est relou de lire les descriptions au point qu'au final, on ne le fait plus.

 Rayoule
Rayoule 14 septembre 2015 à 16h24

Ouais ça doit pas arranger les choses

 The_Icehouse

Un bon test, merci Avorpal ! N'ayant pas encore joué au jeu, je peux difficilement juger, mais je suis au moins d'accord sur une chose : le travail est remarquable pour une si petite équipe (avec un budget conséquent tout de même). Je suis admiratif du travail effectué.

 Maokiel
Maokiel 14 septembre 2015 à 13h33

Un test aux antipodes de celui de Sir Nival, hm Ravi

 Nival
Nival 14 septembre 2015 à 14h11

Bah, on dit les mêmes choses, mais nos ressentis en ont été différents, voilà tout! Ravi

(p.ex. pour moi les sonorités ostensiblement cracra lourdement appuyées confinent au grotesque, tout comme les évènements qui ont lieu sur le Groomlake en fait, et du coup sont loin de m'émouvoir, du moins dans le sens manifestement recherché Tire la langue ; mais il y a là-dedans forcément une part énorme de sensibilité personnelle)

Et puis on en arrive à la même conclusion:
"l’aspect le plus réussi de Stasis est son atmosphère"
Clin d'oeil

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