Les Carlo d'or 2019 de Monsieur Sapin

Le top de l'année 2019 de... Monsieur Sapin

 Monsieur Sapin
Rédigé par Monsieur Sapin
Publié le 31/12/2019

Dans ce nouveau top, c'est au tour de Monsieur Sapin de vous proposer sa sélection de jeux ayant marqué son année du côté des indés ! Il rédige régulièrement des articles de présentation de jeux qui feront sans doute l'actualité dans quelques mois. 

Ces DLC auxquels j'ai joué cette année

Shovel Knight: King of Cards

Fort de ses deux premiers DLC, Shovel Knight a accueilli du nouveau contenu en fin d'année 2019. King Knight est le dernier personnage à avoir son épisode dédié avec son histoire et son gameplay unique. Le chevalier peut se jeter en avant sur ses adversaires puis tourbillonner. Cette mécanique apporte de la fraîcheur à un jeu qui a déjà réussi par 2 fois à renouveler son expérience ; un point que je trouve notable.

De plus, un jeu de cartes inédit s’appelant le ''Joustus'' est intégré au DLC et ne se présente pas comme un mini-jeu, mais comme une partie importante de l'aventure. Après un peu plus de 15h de jeu, j'ai été agréablement surpris par le soin apporté à l'univers et à l'envie de se réapproprier des niveaux déjà parcouru en les modifiant sensiblement. Le Joustus est également intéressant même si son équilibrage est à revoir. 


The Messenger: Picnic Panic

The Messenger n'est pas un de mes jeux préférés à cause, principalement, de son ''twist'' allongeant sa durée de vie et ajoutant des phases de ''backtracking'' pas toujours intéressantes. L'arrivée du DLC Picnic Panic ne m'avait donc pas donné spécialement envie lors de son annonce, mais je me suis quand même résolu à le faire. Eh bien, je suis content d'avoir fait cet effort.

Le level design que je trouvais assez ''plat'' lors du premier chapitre est ici bien plus aérien, les attaques des ennemis permettent de se projeter plus souvent en l'air créant des situations intéressantes et les nouveaux boss m'ont convaincu grâce à des patterns plus variés, lisibles et me donnant du fil à retordre. L'histoire et la narration ne sont pas non plus à jeter, même si je n'ai pas été totalement convaincu et enfin, les ''collectables'' donnent accès à des zones cachées intéressantes à visiter.
 

Les 3 jeux préférés de Monsieur Sapin en 2019

Baba is You

Baba is You est un jeu m'ayant fait réfléchir tout au long de son aventure. Il est facile à comprendre, mais excessivement difficile à maîtriser même quand l'objectif semble rapide à atteindre. Il s'inspire des principes du jeu japonais ''Sokoban'' et étend grandement ses possibilités. Sur une grille, le joueur contrôle un personnage ou un objet et il doit capturer un drapeau jaune en se rapprochant de lui. Cependant, des obstacles empêchent la progression et limitent les mouvements.

Pour s'en sortir, le joueur dispose d'une ou plusieurs phrases simples, sous forme de blocs, définissant les règles du niveau. En modifiant leur position, il devient envisageable d'influer sur leur nature et par exemple, de rendre un mur invisible, de contrôler un fluide ou encore de délocaliser la drapeau de fin vers soi. J'ai fortement apprécié d'y jouer, mais sa difficulté m'a forcé à l'abandonner près de la fin. Malgré tout, je le conseille en étant sûr que vous serez aussi surpris que je l'ai été dès la première demie-heure.


Forager

Il existe de nombreux types de joueurs et je ne sais pas exactement où je pourrais me ''ranger''. Toutefois, je suis à peu près sûr que je ne fais pas partie du groupe des ''farmers''. Si une activité ou un succès me demande de passer un grand nombre d'heures à faire la même chose, je vais grincer des dents avant même de savoir ce que je dois accomplir. Forager ne devrait donc pas être un jeu figurant dans mon top de l'année de part sa proposition. Cependant, il y figure et sa capacité à m'avoir gardé près de lui si longtemps m'a interrogé plus d'une fois.

Dans Forager, il est question d'administrer une série d'îles ayant chacune leur particularité. Certaines abritent des ennemis qu'il faudra éliminer, d'autres recèlent de ressources. Au départ, le protagoniste n'a pas d'équipements et à force d'augmenter de niveaux grâce à de l'expérience, il va devenir de plus en plus puissant. Et c'est cette montée en puissance suivi de la variété des activités à répéter qui m'a fait oublier le temps qui passe. En effet, il y a beaucoup de choses à faire, les actions sont rapides, satisfaisantes et on se retrouve souvent en train de repartir sur une infinité de petites tâches pour récupérer le plus d'argent et d'expériences possibles.


Yooka-Laylee 2

J'attendais impatiemment Yooka-Laylee and the Impossible Lair, le dernier jeu de l'équipe de Playtonic Games. Les rares vidéos que j'avais visionnées montraient un gameplay dynamique, précis, mélangeant l'exploration et les phases de plates-formes exigeantes ; tout ce que j'aime. Après 20h de jeu et un bon mois pour digérer ce que j'ai accompli, je dirais que je suis majoritairement convaincu. Le titre n'égale pas, à mon humble avis, Donkey Kong Tropical Freeze, mais il est clairement intéressant à jouer. L'alternance des objectifs entre la carte principale et la quarantaine de niveaux installe une bonne dynamique, le level design n'est pas spécialement original, mais il est efficace et le clou du spectacle mérite d'être mis en avant.

En effet, à la manière de The Legend of Zelda: Breath of the Wild, il est possible de terminer Yooka-Laylee and the Impossible Lair dès la première demi-heure. Pour cela, il faut simplement se rendre au niveau près du point de démarrage de l'aventure accompagné d'une bonne dose de courage et de réflexes aiguisés. Sous forme d'un long parcours, le boss de fin est accessible à tout moment. Toutefois, la difficulté est si importante qu'il sera plus raisonnable de remplir les nombreux objectifs du jeu pour se préparer à l'affrontement final. 

 

Ce jeu que je ne pensais pas aimer

SteamWorld Quest

SteamWorld Quest : Hand of Gilgamech est un jeu de cartes PVE dans l'univers de Steamworld. Malgré mon récent rapprochement avec le ''deck builder'' Slay The Spire, je n'étais pas spécialement emballé, au départ, par la déclinaison ''Quest''. La narration, l'histoire et les personnages ne m'ont pas spécialement plu ainsi que le système de jeu que je trouvais trop simpliste. Cependant, j'ai été forcé de constater que toutes ces considérations ne m'ont pas empêché de terminer Steamworld Quest, de globalement l'apprécier et même de me prendre au jeu en terminant des missions supplémentaires.

Les deck à construire montent rapidement en puissance et je suis sensible à cela, les différents personnages ont un gameplay prenant et enfin, l'histoire ne se prend pas totalement au sérieux, mais son classicisme fait parfaitement le travail. SteamWorld Quest : Hand of Gilgamech n'est pas un chef d'oeuvre, mais il reste solide sur sa proposition tout en étant très raisonnable en terme de tarification. Je dois également avouer que le fait d'y avoir joué sur Nintendo Switch, dans mon lit et avant de m'endormir, doit contribuer à l'avis positif que j'en ai.

 

Ce jeu auquel je joue encore en 2019

Slay The Spire

Slay the Spire était déjà dans ma liste de mes top de l'année 2018, je me rappelle l'avoir rangé dans la catégorie ''Ce jeu que je ne pensais pas aimer''. Maintenant que la découverte est passée et que j'ai fini plusieurs runs, on pourrait se demander pourquoi je continue à y jouer.

Les raisons sont multiples : les développeurs ont sorti le jeu sur Nintendo Switch et ceci a été une bonne excuse pour recommencer un fichier de sauvegarde, deux nouveaux persos (dont un disponible dans la branche ''bêta'') ont fait leur apparition avec leurs cartes et leur gameplay unique et la pléthore de synergies est, d'après moi, réellement grisante. Si vous souhaitez un jeu de cartes PVE avec une bonne courbe de progression, je vous le conseille.

 

Les 3 jeux les plus attendus de Monsieur Sapin pour 2020

Ori 2

En 2019, sans nouvelles d'Ori and the Will of the Whisps, j'ai décidé de refaire Ori and the Blind Forest. Résultat des courses, mon attente est toujours aussi importante compte tenu de la direction artistique que je trouve toujours aussi remarquable. Même si je me répète, et pour ceux qui n'ont pas lu mon top de l'année dernière, ''Ori 2'' est un metroidvania créé par Moon Studios proposant des graphismes qui flattent la rétine, mais également un gameplay semblant aussi fluide que dans le premier épisode. Repoussé de 2019 à 2020, j'espère ne pas devoir le remettre dans cette section l'année prochaine. Qui sait, il pourrait se retrouver dans la catégorie ''jeux préférés de 2020''.


Moving Out

Etant quelque peu maniaque quand il est question de rangement, j'ai logiquement regardé Moving Out du coin de l’œil avec un fort intérêt. Son approche ''barrée'' du déménagement et son rythme soutenu permettant à deux joueurs de faire un peu n'importe quoi me donnent envie de prendre la manette. L'atmosphère y est bon enfant et je me vois bien jouer avec Nimelya afin de me moquer et de pester quand nous n'arriverons pas à nous coordonner. Aussi, le visage très expressif des personnages que l'on y contrôle ajoute un petit ''je ne sais quoi'' qui termine de me convaincre d'attendre la sortie du jeu.


Spelunky 2

Restons positif et voyons le bon côté des choses. Oui, 2019 n'a pas été l'année de sortie du Spelunky 2. Cependant, les développeurs sont surement en train de peaufiner leur jeu et il ne pourra qu'être meilleur lors de sa sortie. Après deux années à patienter, mes attentes sont importantes, et le titre est toujours une amélioration en tout point de son aîné de 2013 avec un rythme plus élevé, des nouvelles zones, des nouveaux personnages et surement de nouvelles morts absurdes et frustrantes. J'espère qu'il me plaira et qu'il sera annoncé sur Nintendo Switch dans la foulée. D'ailleurs, je ne serais pas contre un portage du premier épisode.

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